Pour un début de solution au conflit arabo-sioniste

Le 10 novembre 1975 l’Assemblée générale des nations unies adoptait la résolution 3379 faisant du sionisme « une forme de racisme et de discrimination raciale ». On admirera le « choc des civilisation » d’alors, les pays arabo-musulmans ayant soutenu la résolution alors que le bloc occidental l’a quasi-unanimement condamnée – symbole d’opportunisme, le bloc communiste de son côté a voté pour alors qu’en 1947 il était favorable au plan de partage (autrement dit, à la création de l’Etat d’Israël).

Qu’est-ce qui est problématique finalement quand on lit le texte en question, d’un point de vue pro-palestinien? C’est que nulle part il est fait mention de la population palestinienne autochtone qui a été historiquement dépossédée, expulsée, occupée par l’Etat sioniste.

Le sionisme à vrai dire aurait été une idéologie parfaitement respectable si elle n’avait lésé personne. Cela explique d’ailleurs pourquoi d’autres régions du monde que la Palestine avaient été envisagées pour le foyer national juif (cf sionisme territorialiste).

Un début de solution au conflit israélo-palestinien (ou arabo-sioniste si je prends la dénomination de Benny Morris qui me parait plus judicieuse – les violences ayant commencé bien avant la création d’Israël d’une part, d’autre part les Palestiniens n’ont pas toujours été dénommés comme maintenant) consisterait tout simplement de reconnaître les souffrances engendrées depuis un siècle à cette population.

Les Nations uniques, incluant Israéliens mais aussi Britanniques, Français, Américains, Russes, Allemands, Polonais (tous les pays cités ont eu une responsabilité directe ou indirecte dans le conflit)… devraient rédiger une proclamation commune affirmant que la Nakba a été une réalité, que ce fait historique est à prendre en compte si on veut un règlement juste et durable du conflit (sans pour autant décider à la place des concernés, pourquoi pas envisager une indemnité à la place du retour par exemple). Il est impossible de comprendre la tragédie des Gazaouis si on ne précise que la majorité d’entre eux sont des descendants de l’exode de 1948.

Or, pour l’instant, la plupart de nos politiciens sont encore et toujours dans le déni. C’est une forme de négationnisme au sens que lui donne Wikipédia : « déni de faits historiques, malgré la présence de preuves flagrantes rapportées par les historiens, et ce à des fins racistes ou politiques. ». Un comble alors même que les gouvernements occidentaux sont souvent adeptes de la repentance et de l’autoflagellation sur d’autres sujets!

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