Michèle Gazier, Bernard Ciccolini – La Pasionaria

La vie de Dolores Ibárruri, célèbre membre du Parti Communiste d’Espagne, connue pour son slogan « ¡No pasarán!« . La BD se parcourt vite et agréablement. Venant d’une famille basque de mineurs, marquée par le catholicisme, huitième sur onze enfants, elle fut une brillante élève, mais ne pourra réaliser son souhait de devenir institutrice du fait de son origine sociale. On découvre les débuts du militantisme ouvrier organisé, la répression, ainsi que l’ascension politique et la vie privée de la « Pasionaria ». La guerre civile est en revanche assez rapidement expédiée (une dizaine de pages), même si bien sûr le format permettait difficilement de développer plus.

Après la défaite de la République elle connaitra l’exil en URSS, perdra son fils Rubén, engagé dans l’Armée rouge, mort à Stalingrad en 1942. Elle devra attendre la transition démocratique pour pouvoir retourner dans son pays natal, en 1977.

Ce n’est pas une hagiographie, son stalinisme pur et dur (dont elle finira toutefois par s’éloigner) n’est pas caché, ni même les divisions dans le camp républicain. Sur ce point c’est donc une bonne surprise. Sans être indispensable, nous avons ici une lecture utile pour la culture politique.

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