Paris avait déjà vécu de très grandes violences


La France est pâle comme un lis,
Le front ceint de grises verveines ;
Dans le massacre de ses fils,
Le sang a coulé de ses veines ;
Ses genoux se sont affaissés
Dans une longue défaillance.
O Niobé des temps passés,
Viens voir la douleur de la France !

Refrain

Offrons à Dieu le sang des morts
De cette terrible hécatombe,
Et que la haine et les discords
Soient scellés dans leur tombe !

Quatre jours pleins et quatre nuits,
L’ange des rouges funérailles,
Ouvrant ses ailes sur Paris
A soufflé le vent des batailles.
Les fusils, le canon brutal
Vomissant à flots sur la ville
Une fournaise de métal
Qu’attisait la guerre civile.

Il ne reste, après ce grand deuil,
D’autre profit de la bataille,
Que des frères dans le cercueil
Et des prisonniers sur la paille.
Ô République au front d’airain !
Ta justice doit être lasse ;
Au nom du peuple souverain,
Pour la première fois, fais grâce !


Il s’agit d’un poème de Pierre Dupont écrit juste après la répression particulièrement meurtrière de l’insurrection ouvrière de juin 1848, consécutive à la fermeture des « Ateliers nationaux », tentative de résorber le chômage. La chanteuse est Nicole Vervil.


Là aussi plusieurs couplets ne sont toutefois pas chantés :

https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Journ%C3%A9es_de_Juin

 

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