Différentes méthodes de désinformation

Je pense que je n’aurai plus trop le temps à l’avenir de mettre à jour ce blog. Je ferais quand même une remarque générale sur un sujet qui me passionne : la désinformation. Sur internet, il y a de tout, le meilleur comme le pire. Et des sites de toute tendance politique véhiculent de fausses informations. Au même titre que la presse grand public d’ailleurs.

C’est la raison pour laquelle j’ai appris à me méfier de tout. Je ne citerai pas d’exemples, c’est un constat global après de nombreuses recherches sur des sujets très différents. Cela montre qu’il faut vérifier systématiquement ce qui est rapporté, confronter les sources.

Car la désinformation se fait :

I) Par les chiffres :
-gonflés ou minimisés de diverses façons ;
-véritables et non falsifiés mais non rapportés à la proportion, ce qui induit en erreur ;
-tout simplement sortis de nulle part, sans preuves, sans sources ;
-dans le cas d’un bilan humain d’une guerre civile (intra-étatique), faire croire que l’intégralité des morts est le fait d’un seul camp.

II) Par l’image :
-une photographie (ou une vidéo) peut être tirée d’un autre lieu, d’une autre époque que l’événement rapporté ;
-sortie de son contexte, la rendant incompréhensible pour le public non informé, trompant ce dernier par sa charge émotionnelle (très fréquent) ;
-en lui faisant dire autre chose dans sa légende ;
elle peut être mise en scène, tronquée ;
-enfin les images peuvent mentir par leurs absences! La presse peut refuser de diffuser ce qui va à l’encontre de la doxa.

III) Par les mots :
-par l’emploi d’un vocabulaire particulier, faisant que la simple utilisation de certains mots induit en erreur ;
-en parlant d’un fait non prouvé comme d’une vérité établie ;
-en faisant dire à une personnalité ce qu’elle n’a jamais dit (on parle de citation apocryphe, ou bien elle peut être également sortie de son contexte) ;
-par « l’expert » : on donne par exemple la parole à un universitaire soi-disant neutre et objectif, qui a ainsi une impression de savoir, de science infuse… alors qu’en fait ce dernier est militant, largement contesté par d’autres spécialistes de la question ;
-l’absence de représentativité de personnalité politique interrogée (pseudo-opposant invité régulièrement, ou alors le cas d’un dirigeant très impopulaire) ;
-le fait de parler d’un cas isolé et d’en faire une généralité  ;
-l’omission (mais ce point rejoint le paragraphe suivant) ;
-par la diabolisation, rendant toute discussion impossible.

IV) Par le temps :
-avec le non-respect de la chronologie ;
-par l’omission d’évènements essentiels quand celle-ci est retracée ;
-par l’anachronisme : en faisant le parallèle avec des époques sans que cela soit justifié ;
-en relatant une période (une guerre, une crise) mais en partant sur des postulats qui sont faux, ce qui fait que toute la suite ou presque est erronée ;
-en prenant une approche téléologique (la fin devait arriver parce qu’elle devait forcément arriver).

———-

La liste n’est pas exhaustive bien sûr, ce sujet mériterait un livre voire une encyclopédie !

(Vraiment pas pratique d’écrire depuis une tablette…)

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