Ashita no Joe, un manga peu connu en France

Ashita no joe - 1

Je m’écarte exceptionnellement des sujets habituels pour parler d’un chef d’oeuvre de la bande dessinée japonaise consacré à la boxe : Ashita no Joe.

Les Français sont de gros consommateurs de mangas, deuxièmes au niveau mondial après les Japonais. Pourtant très peu connaissent ce manga culte qui a eu une énorme influence sur les générations de mangakas qui ont suivi, y compris certains actuels et récents. Commencé en 1968 et achevé en 1973, il ne sera édité en français seulement entre 2010 et 2012 en 13 tomes… Après les avoir tous lu j’ai personnellement eu l’impression que l’oeuvre est à la base de nombreux stéréotypes du genre « shonen »: obstination et persévérance du personnage principal, sens de l’honneur poussé à l’extrême, violence, apprentissage progressif, utilisation de techniques dévastatrices lors des combats, des ennemis qui deviennent des amis ensuite etc.

On plonge dans le Japon de l’époque qui entamait un premier boom économique mais qui n’avait pas encore profité à tout le monde puisque visiblement il y avait encore des bidonvilles. La classe sociale du héros Joe Yabuki (vagabond et voyou) et le quartier mal famé où il atterrit évoquent fortement le lumpenprolétariat. On remarquera d’ailleurs qu’il sera très difficile pour les journalistes d’y entrer sans se faire dévaliser par les habitants!

J’ai également appris beaucoup de choses sur la boxe, même si l’entrée du héros dans le monde professionnel est plutôt lente.

Mais je préfère ne rien révéler pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte, je conseillerais juste vivement sa lecture!

———-

PS : j’oubliais, le mot de l’auteur Tetsuya Chiba à la fin de l’édition française :

Le Japon était très pauvre, dans l’immédiat d’après-guerre.

Plus pauvres encore étaient ces hommes, qui peinaient à survivre dans les bas-quartiers. Que ce récit les concernant ait été traduit en français, la plus belle langue du monde, me laisse un sentiment étrange où se mêlent joie et confusion.

J’aimerais me rendre en France un jour, en compagnie spirituelle du scénariste Asao Takamori, pour rencontrer et remercier les lectrices et lecteurs d’Ashita No Joe.

« Merci beaucoup !! » »

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