Marc Ferro – Le mur de Berlin et la chute du communisme expliqués à ma petite-fille

Marc Ferro - Le mur de Berlin et la chute du communisme

En 1961, la guerre froide bat son plein. L’Europe est divisée entre l’Est communiste et l’Ouest. Un mur est dressé au cœur de Berlin pour empêcher les Allemands de l’Est de passer à l’Ouest. Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1989, ce mur est abattu par les Allemands qui refusent la partition de leur pays. Dans les mois qui suivent, en URSS comme dans les pays de l’Est, tous les régimes communistes s’effondrent. Comment ce mur a-t-il pu survivre si longtemps? Quelles sont les causes de sa chute et de l’effondrement du communisme? Marc Ferro répond à toutes ces questions dans un ouvrage fondamental pour comprendre l’un des plus grands bouleversements de l’histoire contemporaine.

Marc Ferro est un historien connu pour être un grand spécialiste de l’URSS. Dans ce livre didactique datant de 2009 il revient sur ce qui a conduit à la chute du mur de Berlin et des démocraties populaires suivie par celle de l’Union soviétique. Il rappelle que la réunification allemande était redoutée en France, où on se serait accommodé d’une Allemagne divisée. L’éclatement de l’empire colonial soviétique a eu comme conséquences le réveil de toutes les minorités nationales (un problème que Gorbatchev avait sous-estimé), conduisant à un conflit entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, toujours non résolu à l’heure actuelle. Il explique également les difficultés de la transition post-communiste et les raisons de « l’Ostalgie » qui perdure en Allemagne de l’est, malgré tout, comme le montrent les résultats électoraux de Die Linke (qui a toutefois connu un recul ces dernières années), ainsi que le choc qui a eu lieu dans la classe intellectuelle française qui croyait encore au marxisme-léninisme.

Si l’historien maîtrise son sujet, je ne le rejoins pas sur tous les points abordés : par exemple il semble oublier que le PCF avait commencé son déclin dès les années 80, et aux élections présidentielles de 1988 Lajoinie faisait déjà moins de 7 % (Duclos faisait 21 en 1969). De même le terme « communisme » est ici employé dans son sens commun de synonyme de léninisme/bolchévisme, or le mot existait bien avant la révolution de 1917 et peut désigner d’autres idéologies (le communisme libertaire pour l’anarchisme par exemple) d’où les confusions que cela provoque.

J’ai regretté par ailleurs quelques petites erreurs de date (la défaite des communistes grecs date de 1949, la guerre de Corée commence en 1950, le traité de Rome est signé en 1957 etc…). L’entretien d’une centaine de pages est augmenté de quelques biographies ainsi que d’une chronologie. On relèvera les références à certains excellents films comme La vie des autres et Good Bye, Lenin!.

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