[Parenthèse] Retrouvé dans mes cours d’économie…

Lors de mes révisions j’ai retrouvé ce passage consacré au modèle de Solow, du nom de Robert Solow, prix Nobel d’économie en 1987 :

« -si le progrès technique est nul, la population stable et le taux d’épargne constant, alors la croissance économique tend vers zéro ; plus encore, si une économie accroît sa population ou son taux d’épargne, cela ne fait que reculer provisoirement le passage à la croissance zéro, ce que l’on nomme l’état stationnaire

-seule une croissance continue d’un facteur exogène, le progrès technique, peut expliquer que la croissance se maintienne durablement ; paradoxalement, une croissance durable s’explique par un facteur dont on ne connaît pas la cause : le progrès technique apparait donc comme une « manne tombée du ciel » dans l’approche de Solow »

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D’où la question que je me suis souvent posé : et si la croissance ne revenait pas? Que la crise des dettes publiques n’était que le révélateur d’un épuisement progressif et inéluctable de la croissance? Si le progrès technique était insuffisant pour assurer une croissance assez forte afin de rembourser les dettes? Dans ce cas les politiques économiques devraient êtres revues de fond en comble. Or on constate que les partis de tout l’échiquier politique ont des programmes qui sont basés sur des hypothèses de croissance…

Les rares qui remettent en cause le dogme d’une croissance illimitée citent souvent l’épuisement des ressources naturelles. Mais la principale raison n’est-elle pas en fin de compte la limite des innovations technologiques?

Autre point à souligner : les chiffres donnés, quand ils sont optimistes, sont-ils crédibles? Ou bien cachent-ils des fragilités extrêmement graves dans les économies? Que les gouvernements européens ont presque tous pensé sur le court terme? L’Espagne était un bon élève avant la crise économique en matière de discipline budgétaire. De 1996 à 2007 l’endettement public n’avait cessé de baisser pour atteindre environ 35 % du PIB. En 2015 la barre symbolique des 100 % va être franchie… Hallucinant!

La Grèce n’est donc que la partie émergée de l’iceberg. Sans me prononcer sur les vainqueurs des dernières élections -qui de toute évidence ne pourront pas accomplir de miracles -, qui a pu croire sincèrement qu’on pouvait presser un pays comme un citron sans que les électeurs réagissent?

Il faut maintenant se rendre à l’évidence : de nombreuses dettes publiques des économies développées ne sont pas remboursables. Cette réalité implique de nombreuses décisions douloureuses qui seront nécessaires à l’avenir. Continuer à se voiler la face n’amènera rien de bon.

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