Christine Hemar – Georges Clemenceau

Christine Hemar - Georges Clémenceau

Une petite biographie du Tigre, largement illustrée, accessible et plaisante. Venant d’une famille républicaine vendéenne (la région de Vendée étant réputée pour son côté monarchiste et catholique!), très marqué par la figure de son père Benjamin Clemenceau, il fut opposant républicain sous le Second Empire, puis aux débuts de la Troisième République député siégeant à l’extrême gauche de l’Assemblée nationale où il était le chef des « Radicaux », tombeur de ministères durant la période 1880-1885, notamment à l’occasion de l’expansion coloniale décidée par Jules Ferry à laquelle il était farouchement opposé, dreyfusard au moment de la célèbre affaire, puis de 1906 à 1909 président du Conseil où il déçut les socialistes : d’une part parce qu’il fut incapable d’appliquer son programme social à cause de l’opposition du Sénat, d’autre part à cause de la répression sanglante des grèves de 1908. Clemenceau acquiert alors la réputation de « briseur de grève », alors même qu’autrefois il défendait les ouvriers et dénonçait la misère.

Enfin il sera de retour à la Présidence du Conseil de 1917 à 1920, dirigeant l’hexagone durant la dernière phase de la Première guerre mondiale ; il obtient un nouveau surnom : Père la Victoire. On notera qu’il fut lors de l’armistice le seul survivant de l’Assemblée de 1871.

Un ouvrage de vulgarisation bref, concis. Même s’il fut loin d’être un ange (dans sa vie privée comme dans son parcours politique) on constate que c’est un homme ayant combattu toute sa vie pour ses idéaux : liberté, justice, patriotisme. Le lecteur regrettera cependant une grosse erreur historique dans la biographie : l’offensive Nivelle d’avril 1917 est présentée comme une réponse à la défection russe alors que cette dernière n’aura lieu qu’en mars 1918 avec le traité de Brest-Litovsk…

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2 commentaires pour Christine Hemar – Georges Clemenceau

  1. Blaisot dit :

    Le traité de Brest-Litovsk n’est que l’apothéose de la défection russe qui a commencé sur le plan militaire en 1917; En Février 1917, la république continue la guerre , mais son armée est affaiblie, et en Octobre 1917, les bolcheviques prennent le pouvoir et vont faire réellement défection. Il n’empêche que l’effort de guerre russe dans la plus grande partie de la guerre a permis aux alliés de remporter la victoire.

    • Ludovic dit :

      C’est exact il y a eu un long effondrement de l’Armée russe au cours de l’année 1917. C’est néanmoins trop tôt pour parler de défection, les renforts allemands venus du front de l’est n’arrivent bien qu’en mars 1918, permettant l’offensive de printemps de mars-juillet.

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