Le soleil assassiné (film, 2003)

Le soleil assassiné

L’histoire du poète Jean Sénac, pied-noir favorable aux nationalistes algériens durant la guerre de 1954-1962, ancien ami d’Albert Camus (avec qui il rompt en 1958 pour divergence d’opinions), resté en Algérie après l’indépendance où il put devenir animateur de radio.

Le film nous plonge dans l’Algérie de Boumédiène, ici dans la première moitié des années 70, époque de la nationalisation du pétrole, du sommet des non-alignés et de l’arabisation. La grande épopée du tiers-mondisme algérien… qui se heurte au mur des réalités, comme le montre la scène finale où les jeunes partent vers l’ancienne métropole. Le contexte historique est en tout cas bien reconstitué!

Jean Sénac, qui a le malheur d’être Européen, homosexuel et trop indépendant par rapport au pouvoir fera les frais de cette politique. Son assassinat -encore non élucidé à ce jour- à la fin du film laisse planer le doute quant aux commanditaires, mais on se doute que sa disparition arrangeait bien du monde. Surtout quand on sait que la dictature de Houari Boumédiène (1965-1978) fut riche en assassinats politiques!

Une beau film servi par une musique magnifique, simple dans la mise en scène et les dialogues mais dont le message est (malheureusement) toujours d’actualité sur la liberté d’expression en Algérie.

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