Emmanuel Roblès – Montserrat

Juillet 1812. Le chef vénézuélien Francisco Miranda est vaincu et capturé par le capitaine général espagnol Monteverde. Simon Bolivar, lieutenant de Miranda, est en fuite. Caché par des patriotes, il a pu, jusqu’ici, échapper aux recherches. Les Espagnols occupent les trois quarts du pays. La répression est terrible. Massacres et pillages se succèdent.Depuis sa création en 1948, cette pièce, dont Albert Camus disait : « Elle ne doit rien à aucune école ou à aucune mode et pourtant elle s’accorde à la terrible cruauté du temps sans cesser de se référer à une pitié vieille comme le coeur humain », n’a jamais cessé d’être jouée dans quelque partie du monde. Elle a été adaptée en plus de vingt langues.

Pièce de théâtre en trois actes, prenant comme décor la répression du mouvement indépendantiste au Vénézuela par l’armée espagnole en 1812. Une oeuvre qui prend aux tripes, magnifique, puissante. Une véritable réflexion sur la violence et l’arbitraire. On peut à ce titre faire un parallèle avec Les Justes d’Albert Camus, où ce même type de dilemme se posait aux personnages principaux (la mort d’innocents vaut-elle la cause pour laquelle on se bat?). On ressent bien sûr qu’elle a été écrite après le traumatisme de l’occupation allemande.

Izquierdo, un des personnages les plus immondes que j’ai vu. Indispensable.

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